Kristofer Hart

Born in 1993

Works in Toulouse and Amiens, France

Co-founder Le Box, Non-profit Art Space, Toulouse, France

 

Texts

En axant sa recherche autour de la condition humaine, 

Kristofer Hart s’exprime par le biais d’ambiances graves, 

soit en faisant apparaître le corps chair comme déshumanisé 

et/ou tourmenté, ou au contraire en le faisant disparaître 

pour ne l’évoquer qu’en tant que trace, dans des contextes 

souvent anxiogènes et hostiles. 

Une existence en péril où le dessin n’est là que pour 

évoquer le spectre, où la sculpture et l’installation tendent 

à rendre l’espace inconfortable, et où la photographie 

s’acharne à torturer un corps devenu biomorphique. 

Kristofer Hart nous donne à voir une humanité en

décrépitude, notamment en produisant des environnements 

évoquant le repli de l'individu dans une intimité devenue 

perfide, qui aspire à rendre fantôme celui qui l’habite.

Rapport à soi, à l’identité, au corps et sa fragilité, entre 

présence et absence, consistance et insignifiance, autant de 

notions qui sont évoquées et questionnées souvent à travers 

l’intimité et l’espace domestique. 

Oscillant entre qui suis-je et que suis-je, le travail de Kristofer 

Hart est donc une réflexion incéssante et palpable autour 

d’une condition complexe et incertaine. 

« S'il est difficile de se comprendre soi-même, il est plus complexe encore de percer ce mystère qu'est l'Autre. Avec la série X., Kristofer Hart nous en offre un parfait exemple. Les fractures sont certes bien présentes, mais elles ne divulguent ni leur histoire ni leur intensité. En revanche, une chose semble acquise : elles ne disparaîtront pas demain. »

Gérald Vidamment Compétence Photo

Non dénué d’une intensité dramatique singulière, le travail de Kristofer Hart nous plonge dans une réflexion autour du corps

et de l’identité. 

L’artiste évoque l’intimité d’un dialogue entre présence et absence, entre le présent et le disparu. Les dernières œuvres fouillent et appuient cette recherche d’un corps enfoui, à l’image de Claustration et plus récemment Sanctuaire. Dans Sanctuaire, des assemblages de parpaings cassés servent de socle à des t-shirts usagés blancs, couleur que nous pouvons assimiler à une neutralité qui tend à effacer toute identité. Le tissu caractérisé par ce blanc (draps, habits), le parpaing et le verre sont des matériaux récurrents dans le travail de l’artiste, ainsi que le néon qui éclaire des lieux souvent dérangeants. 

En puisant dans une pluralité de médiums et de situations, Kristofer Hart explore un territoire où les notions de rejet et d’amour coexistent et se confondent.

Gabriel Folli Artist

Kristofer Hart, tente dans cette série – à prendre comme un travail de recherche de longue haleine – de se/nous maintenir debout, face au grand vertige de l'existence. Certes il s'agit bien de « s'appuyer » sur le corps, mais aussi, en n’en montrant qu’une partie, mise en lumière dans la triste pâleur de nos cadres de vie (ici des lieux aussi

indéterminés qu’abandonnés), d’étudier la forme (plus que les formes) [...]. Une œuvre grave et emprunte de mystère.

Par certains aspects, la position des corps comme suppliciés, tout du moins suppliants, relèvent du constat, si ce n’est de l’éloge, de l’infinie douleur, mais également de la prière. Une série sur le corps sans défense ni atours, qui parle de l’autre mais aussi et surtout de solitude. Nu égale Un. Reprenant la phrase attribuée à Paracelse, «Souvent il n’y a rien dessus, tout est dessous. Cherchez».

Catalogue Canson Art School

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